EBÈNE MAGAZINE

Written by Rédactrice Ebène

Entrepreneurs, artisans et visiteurs transforment le Pavillon 4 de Paris Expo Porte de Versailles en un espace vibrant de fierté, de transmission et d’innovation. Du 30 avril au 11 mai 2026, ce hall d’exposition s’affranchit de sa simple fonction commerciale pour devenir un véritable carrefour entre les continents. L’Afrique et les Caraïbes y occupent une place centrale à travers une vitrine unique mêlant gastronomie, cosmétiques naturels au karité, bijoux imprimés en 3D et jeux culturels.

Fruits exotiques, couleurs franches : l'Afrique s'invite dans les allées du Pavillon 4.

Service chaleureux, saveurs d’ailleurs : la gastronomie afro-caribéenne conquiert les
palais parisiens.

Africains, Européens, tous repartent les bras chargés. Le Pavillon 4, terrain neutre de la curiosité.

Fruits exotiques, couleurs franches : l’Afrique s’invite dans les allées du Pavillon 4

Ici à la Foire de Paris, il y a le monde entier. On s’est adaptés en créant des jeux, en créant de l’animation pour faire découvrir notre culture », a confié Joy Carty, fondatrice de Soualigan Slangs (Saint-Martin), à Ebène Magazine.

Des entrepreneurs qui osent et transmettent

Le Pavillon 4 met en lumière une nouvelle vague de créateurs déterminés à valoriser leur héritage culturel et historique :

  • Célio Mirande (créateur de ConfiCulture) : Il propose des jeux de quiz sur les pays caribéens, africains et de l’Océan Indien. « Mes jeux parlent de la tradition, des origines des personnes qui viennent sur la foire. Ça leur plaît de façon automatique », a-t-il révélé à Ebène Magazine.

Découvrez le récapitulatif officiel réalisé par les organisateurs de la Foire de Paris de mai 2026. Cliquez sur lecture !

La force tranquille, la sculpture africaine rappelle que l'art du continent a traversé les siècles.

Service chaleureux, saveurs d’ailleurs : la boisson afro-caribéenne conquiert les palais parisiens.

La force tranquille, la sculpture africaine rappelle que l'art du continent a traversé les siècles.
  • Nathalie Duventru (créatrice d’Amit 3D) : Elle fabrique des bijoux en impression 3D qui racontent les Antilles. « Ce sont des produits qui racontent notre pays, ce qu’on a connu quand on était enfants », a-t-elle fait remarquer.

Pour ces exposants, traverser les océans pour présenter leur savoir-faire à Paris constitue un acte fort de visibilité commerciale et identitaire. Joy Carty affirme à Ebène Magazine que « l’excellence, c’est déjà d’avoir osé, dans un pays où on n’est pas forcément les premiers ». Elle ajoute ressentir une profonde connexion avec les autres stands, décrivant sa plus grande fierté comme le fait de voir toute la communauté avancer ensemble.

Un brassage culturel plébiscité par les visiteurs

La transmission de la mémoire dépasse le cadre des stands et trouve un écho direct auprès

des parisiens et des habitués de la foire. Si certains visiteurs comme Ronan, menuisier-ébéniste, apprécient de trouver « tous ces petits bouts du monde » tout en notant parfois un besoin de renouvellement, la majorité salue l’importance de l’événement.

Siah, qui en est à sa deuxième visite, exprime sa surprise face à la rareté de telles initiatives dans la capitale. « Il n’y a pas forcément des événements comme ça à Paris. Le brassage de population, les cultures des autres pays, c’est vraiment très intéressant », a-t-elle dit à Ebène Magazine.

Cette nécessité de sauvegarder le patrimoine est également partagée par Mahalya, employée

La force tranquille, la sculpture africaine rappelle que l'art du continent a traversé les siècles.

Les visiteurs déambulent au rythme d’un autre monde.

à La Poste. Elle confie que retrouver les traditions et la culture de chez soi à Paris s’avère essentiel pour éviter que cette mémoire collective ne se perde au fil du temps. Loin de la grande consommation, le Pavillon 4 confirme ainsi que les cultures afro-caribéennes possèdent une légitimité totale dans le paysage culturel et commercial français.

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