EBÈNE MAGAZINE

Written by Rédactrice Ebène

Film d’ouverture de la 13e NollywoodWeek à Paris, East West Love est la première coproduction kényano-nigériane à occuper cette place d’honneur. Pour la diaspora africaine, le message est clair : l’Afrique sait se raconter, et elle le fait enfin à sa manière.

Conférence Résister par l'art à la Maison des étudiants canadiens, Paris.

La diaspora africaine, venue nombreuse, patiente avant d’entrer en salle.


Affiche du film East West Love, première coproduction kényano-nigériane présentée en ouverture de la NollywoodWeek 2026 à Paris, réalisée par Seko Shamte.

La diaspora africaine, venue nombreuse, patiente avant d’entrer en salle.

On peut se voir à l’écran avec des images qui nous ressemblent et qui nous rassemblent. Et ça, c’est quelque chose qui manquait jusqu’à présent », a confié Serge Noukoué, cofondateur du festival, à Ébène Magazine.

Du 6 au 10 mai 2026, la NollywoodWeek Film Festival s’installe au cinéma L’Arlequin à Paris. Parrainée par Thomas Ngijol, cette 13e édition propose des récits africains modernes, populaires et ambitieux , une vitrine cinématographique que la diaspora attendait.

Un film d’ouverture historique

Pour ses 13 ans, la NollywoodWeek frappe fort. Ouvrir avec une coproduction kényano-nigériane, c’est placer la collaboration panafricaine au cœur du festival. Un geste symbolique, revendiqué.

« On peut se voir à l’écran avec des images qui nous ressemblent et qui nous rassemblent. Et ça, c’est quelque chose qui manquait jusqu’à présent », a confié Serge Noukoué, cofondateur du festival, à Ébène Magazine.

Un spectateur tient son bulletin de vote, chaque voix compte pour élire le meilleur film.

Conférence Résister par l'art à la Maison des étudiants canadiens, Paris.

Un spectateur tient son bulletin de vote, chaque voix compte pour élire le meilleur film.

Conférence Résister par l'art à la Maison des étudiants canadiens, Paris.

Discussions animées dans le couloir avant le début du film.

Mombasa comme héroïne

L’histoire suit Tito, une jeune femme qui s’envole pour Mombasa après une rupture brutale. Ce qui commence comme une fuite devient un voyage de guérison et de romance. Tourné entre le littoral kenyan et l’effervescence de Lagos, le film filme l’Afrique avec une lumière et une générosité rares , loin de tout exotisme de carte postale.

Un casting est-ouest inédit

La réalisatrice nigériane Seko Shamte réunit à l’écran :

  • la Nigériane Sunshine Rosman et le Kényan Brian Abajah en têtes d’affiche
  • des figures de Nollywood comme Efa Iwara et Elma Mbadiwe

En mêlant accents, cultures et esthétiques des deux rives du continent, le film crée une synergie que le cinéma africain explore encore trop rarement.

Seko Shamte n’en est pas à son coup d’essai : son précédent film, Binti, est le premier long-métrage tanzanien acquis par une plateforme de streaming internationale.

Ce que la diaspora y voit

Pour le public du cinéma L’Arlequin, East West Love dépasse le cadre de la comédie romantique. Il prouve que le cinéma africain produit des récits légers, profonds et techniquement ambitieux.

Yohana, comédienne issue de la diaspora gabonaise, présente lors de la soirée d’ouverture, l’a dit à Ébène Magazine sans détour : « On accepte que plusieurs pays différents soient dans le même film pour produire quelque chose. Là où en France, il faut s’effacer pour pouvoir être assumé. »

Et sur le film lui-même : « C’est vraiment 100 % Afrique. On n’essaie pas de copier l’Europe ou l’Amérique. »

Ce soir-là, la salle réagit, applaudit, rit collectivement. « En France, quand on va voir un film, d’habitude on ne réagit pas », a-t-elle encore révélé à Ébène Magazine. Ce soir-là, quelque chose d’inhabituel se produit : le public africain de Paris se reconnaît enfin à l’écran.

Mélanie Vincent, fondatrice de KWE, s'exprimant sur l'identité autochtone.

Des spectatrices installées, prêtes pour la séance de lancement.

East West Love a été projeté en ouverture de la 13e édition de la NollywoodWeek Film Festival, du 6 au 10 mai 2026, au cinéma L’Arlequin à Paris.

Written by Rédactrice Ebène

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