De l’autoproduction à TV5 Monde, du salon parisien aux plages du Bénin : Afropolitaine grandit à chaque saison. Créée par le duo mère-fille Soraya et Aline Milla, la série francophone pose ses caméras au Bénin pour sa troisième saison, avec des équipes techniques locales et un ancrage panafricain assumé. Une trajectoire qui dépasse les frontières linguistiques : au cinéma L’Arlequin, une spectatrice britannique le résume d’une phrase, « Les problématiques diasporiques sont exactement les mêmes en milieu francophone ou anglophone. »
Un public conquis devant les épisodes d’Afropolitaine lors de sa diffusion au cinéma L’Arlequin ..
Un public conquis devant les épisodes d’Afropolitaine lors de sa diffusion au cinéma L’Arlequin .
Les problématiques diasporiques sont exactement les mêmes en milieu francophone ou anglophone.
Afropolitaine saison 3 : cap sur le Bénin
La série francophone Afropolitaine, créée par le duo mère-fille Soraya et Aline Milla,
s’offre un tournant géographique pour sa troisième saison. Après deux saisons tournées
en France dans des décors resserrés, l’équipe pose ses caméras au Bénin, pays
d’origine des créatrices. Sur les 7 épisodes prévus, plus un épisode additionnel, la
première moitié se déroule en France et la seconde au Bénin. Fait notable : à l’exception
de l’assistant réalisateur, toutes les équipes techniques étaient béninoises. La série est
diffusée sur TV5 Monde.
Afropolitaine : de l’autoproduction à TV5 Monde
La série Afropolitaine a commencé comme un projet entièrement autoproduit. C’est en
2021 que la productrice Giusse Laloi, alors spécialisée dans le documentaire, découvre
la saison 1 et décide de s’impliquer. « J’ai tellement eu un coup de cœur pour la série
que je me suis dit qu’il fallait passer la saison 2 à un niveau supérieur », dit-elle au public
du cinéma L’Arlequin. TV5 Monde rejoint l’aventure pour la saison 2. La saison 3, tournée
au Bénin, marque une nouvelle étape. Les créatrices envisagent désormais de passer au
format long pour la suite.
Les problématiques diasporiques transcendent les langues
Une spectatrice britannique présente au cinéma L’Arlequin résume ce que Afropolitaine
et Dreaming Whilst Black ont en commun. « Les problématiques diasporiques sont
exactement les mêmes en milieu francophone ou anglophone », dit-elle à l’assistance.
Elle évoque une amie londonienne qui souhaite organiser une avant-première
d’Afropolitaine au Royaume-Uni. Un pont culturel spontané entre deux diasporas que
tout semblait séparer, et que le cinéma réunit.
La communauté afro-contemporaine au rendez-vous pour soutenir le grand retour d’Afropolitaine.
La trajectoire d’Afropolitaine dit quelque chose de plus grand que l’histoire d’une série. Ce qui a commencé dans un salon, en autoproduction, se retrouve aujourd’hui sur TV5 Monde, tourné au Bénin, avec des équipes locales, et suscite des envies d’avant-première à Londres. Le cinéma africain francophone n’a pas attendu qu’on lui ouvre une porte. Il s’en est construit une.

Written by Rédactrice Ebène
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