Plus qu’une icône de la chanson, Miriam Makeba fut une bâtisseuse de réseaux en Guinée. Le 14 mars 2026, au Lavoir Moderne Parisien, l’historienne Elara Bertho a révélé les années guinéennes de « Mama Afrika ». Un récit puissant qui transforme l’histoire en une ressource stratégique pour les entrepreneurs et la jeunesse de la diaspora actuelle.
Savoir et Mémoire : Quand la recherche d’Elara Bertho documente l’engagement historique du couple Makeba-Carmichael.
Elara Bertho, Chargée de recherches au CNRS, elle souligne l’urgence de reconsidérer l’engagement de
« Mama Afrika » au-delà de sa carrière américaine.
Il est toujours intéressant d’aller chercher dans son histoire pour essayer de reconnecter et de remettre à nu ce qui a pu être oublié. Mon intérêt est de créer le lien entre ceux qui vivent ici et les histoires méconnues du continent, nous confie Khalid Tamer, directeur d’Africapitales.
Alors que les biographies officielles se cantonnent souvent à sa carrière américaine, la conférence d’Elara Bertho (CNRS) a mis en lumière une Miriam Makeba actrice de terrain dès 1968. Installée à Dalaba avec Stokely Carmichael, elle y a pratiqué un panafricanisme de l’action, bien loin des simples discours.
Miriam Makeba : Symbole de la dignité et de la souveraineté africaine à travers le monde.
les visages des spectateurs témoignent de l’impact de la conférence d’Elara Bertho. Il veut s’approprie le récit de Miriam Makeba pour
bâtir les ponts de demain.
Entre archives et incarnation : Elara Bertho et son co-conférencier Hakim Bah, artisans d’une mémoire retrouvée.
L’essentiel : L’engagement total d’une icône
En Guinée, l’engagement de Miriam Makeba dépasse la scène musicale. Pour la diaspora, elle devient un modèle de souveraineté :
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Entrepreneuriat féminin : Elle a soutenu activement des centres de protection maternelle et des coopératives de femmes.
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Rayonnement culturel : Elle enregistrait dans toutes les langues depuis sa résidence guinéenne, affirmant l’Afrique comme centre du monde.
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Souveraineté : « Miriam Makeba passe une grande partie de sa vie à lutter depuis l’Afrique », souligne Elara Bertho à Ebène Magazine.
Un modèle pour la réussite de la diaspora
Pour les participants, ce récit n’est pas qu’historique ; il est un levier de réussite pour aujourd’hui. Jean-Marie Théodat, géographe présent dans le public, y voit une boussole pour les afro-descendants :
« Le projet de liberté et d’authenticité porté par Miriam Makeba et Stokely Carmichael constitue un véritable modèle et une inspiration pour nous, confie-t-il à Ébene magazine »
Cette vision est partagée par Khalid Tamer, directeur d’Africapitales, qui perçoit la mémoire comme une ressource économique et stratégique :
« Il est toujours intéressant d’aller chercher dans son histoire pour essayer de reconnecter et de remettre à nu ce qui a pu être oublié. Mon intérêt est de créer le lien entre ceux qui vivent ici et les histoires méconnues du continent, nous a t-il- dit. »
Mama Afrika : Miriam Makeba, bien plus qu’une voix, une force politique au cœur du continent.
La culture : un investissement de poids
Le festival Africapitales prouve que la mémoire est aussi un moteur économique. Avec un budget dépassant les 70 000 euros, l’événement professionnalise les échanges entre Conakry et Paris (salaires, logistique, hôtellerie), créant de véritables ponts économiques.
En redécouvrant les connexions entre Conakry, New York et Alger, la diaspora dessine une nouvelle cartographie du futur : celle d’une entreprise africaine consciente de sa force et de son héritage.

Written by adminEbene
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